Journée internationale de la Femme – 2026

Retour sur la 2ème édition de la JIF

La Femme Noire au Québec au cœur des échanges
21 mars 2026 Saint-Hubert, Québec

Le 21 mars dernier, la communauté Baham du Canada (Poua'hom Canada) s'est réunie à Saint-Hubert pour célébrer la deuxième édition de sa conférence-débat annuelle en l'honneur de la Journée Internationale des Droits de la Femme.

L'affiche officielle de cette 2ème édition mémorable.

Sous le thème inspirant : « Femmes noires au Québec : sensibilisation aux pathologies courantes et renforcement des stratégies pour préserver la santé mentale », cette journée a été un moment fort de réflexion, d'apprentissage et de solidarité.


Un engagement collectif pour l'avenir

L'événement s'est ouvert sur les mots du Président Hervé Ngayou, qui a rappelé que cette journée dépasse la simple symbolique.

Une salle comble, reflet du dynamisme de la communauté Baham au Canada.

Une salle comble, reflet du dynamisme de la communauté Baham au Canada.

La promotion de la femme n'est pas une affaire exclusivement féminine ; elle est une responsabilité collective. Ensemble, hommes et femmes, nous pouvons bâtir une communauté plus juste, plus solidaire et plus équitable.

La coordonnatrice de la JIF, Suzanne Kouomou, a également tenu à remercier la présence massive des « braves dames » et des hommes venus soutenir cette cause essentielle, soulignant que cette rencontre visait à rendre visibles les voix souvent ignorées de notre société.

Les présidents Hervé Ngayou et Albert Tatchemo, unis pour le succès de cette journée.

Les présidents Hervé Ngayou et Albert Tatchemo, unis pour le succès de cette journée.


Santé physique et mentale : Lever les tabous

Animée par Arielle Mbuyo, la session de sensibilisation a permis de dresser un panorama des défis de santé auxquels font face les femmes afro-descendantes au Québec.

Arielle Mbuyo et le panel d'expertes lors de la session de sensibilisation.

Arielle Mbuyo et le panel d'expertes lors de la session de sensibilisation.

De nombreuses pathologies ont été abordées, allant des réalités physiques (fibromes, kystes, cancers du sein et du col de l'utérus, diabète, hypertension) aux enjeux de santé mentale souvent plus tabous comme la dépression, la démence ou la bipolarité.


L'assiette comme premier médicament

Elisabeth Tseuko (Mafo Boula) a apporté un éclairage crucial sur nos habitudes alimentaires. En tant que « Mafo » (celle qui élève et protège), elle a mis en garde contre l'excès de sel et d'épices industrielles utilisés pour compenser la perte de goût des produits de grande consommation en Occident. Elle a rappelé le lien direct entre la qualité de ce que nous mangeons et notre bien-être physique.


Le défi de l'acculturation : l'analyse de Mme Elise Angeline Yimdjo

L'un des moments les plus marquants de la journée a été la discussion sur le choc culturel et l'isolement. Mme Elise Angeline Yimdjo a partagé une analyse profonde sur les racines de la détresse psychologique au sein de la diaspora. Elle a souligné que le passage d'une société de solidarité collective à une réalité nord-américaine plus individuelle est une épreuve majeure :

Quand on vient de chez nous, c'est même ça qui est la raison première des problèmes de santé mentale dans la communauté noire : le manque d'adaptation. En Afrique, on a nos parents, la belle-famille, les cousins qui viennent nous assister en permanence... Mais rendu ici au Canada, vous êtes face à votre propre réalité.

Elle a notamment illustré ce propos par le contraste des « relevailles » (période post-accouchement), où la femme immigrée se retrouve souvent seule à gérer le foyer et les nuits sans sommeil, tout en devant répondre aux exigences économiques du pays d'accueil. Ce manque de relais communautaire est, selon elle, l'un des facteurs principaux des tensions familiales et des divorces.


Des pistes vers l'épanouissement

Face à ces défis, les intervenants ont proposé des solutions concrètes pour préserver l'équilibre familial :

  • L'Estime de soi : Jocelyne Rosine Feze a livré un message puissant sur l'affirmation de soi. « Choisissez-vous d'abord. Ce n'est pas de l'égoïsme. » Elle a rappelé que le respect d'autrui commence par la confiance que l'on s'accorde et par une organisation structurée (planning, hobbies, sport).
  • La Tolérance et la Communication : Bertin Nyouvop a insisté sur l'importance de laisser les tensions s'apaiser avant de dialoguer et sur la nécessité pour chaque couple de définir ses propres règles de confiance, notamment dans la gestion des finances familiales.

Une communauté en marche

Cette 2ème édition de la conférence-débat a prouvé que la communauté Baham du Canada est plus que jamais mobilisée pour le bien-être de ses membres. En brisant le silence sur la santé mentale et en encourageant la prise de parole, Poua'hom Canada continue de bâtir un avenir où chaque femme peut s'épanouir pleinement.

Photo de famille de la communauté.

Photo de famille de la communauté.

Nous vous donnons rendez-vous pour la prochaine édition et vous remercions de votre engagement constant !

bahamcanada.org
#JIF2026 #BahamCanada #Pouahom #SantéMentale #FemmesNoiresQuebec

Partagez

Faites grandir la communauté

Dernières actualités